Conakry, 3 mars 2026 – Des rumeurs faisant état d’une rupture de carburant ont circulé dans la capitale guinéenne dans la journée du lundi 2 mars. Ce mardi, des files d’attente inhabituelles ont été constatées dans plusieurs stations-service de la ville, alimentant davantage les inquiétudes des automobilistes et conducteurs d’engins.
De longues files d’attente dans plusieurs quartiers
Dans plusieurs communes de Conakry, des conducteurs se sont massivement dirigés vers les stations-service pour faire le plein. À la station Shell de la Cité de l’Air, une longue file de véhicules et de motos s’étendait bien au-delà de l’enceinte habituelle.
Interrogé sur place, Aly Badra Camara, chef de piste de la station, a tenu à rassurer la clientèle : selon lui, il ne s’agit pas d’une crise d’approvisionnement, mais plutôt d’un mouvement de panique provoqué par des spéculations.
« Depuis hier, nous avons constaté cet alignement au niveau de notre station. Apparemment, c’est à cause de la guerre qui se produit actuellement en Iran qu’il y a eu des spéculations dans la ville sur une pénurie de carburant. Les gens se sont donc précipités pour faire le plein. Sinon, chez nous, il n’y a pas eu d’impact pour le moment », a-t-il expliqué.


Le responsable précise qu’aucune rupture n’a été enregistrée au niveau de leur station. Une citerne venait d’ailleurs d’être livrée au moment de notre passage.
« Au niveau du carburant, il n’y a pas de crise pour l’instant. Vous voyez même la citerne qui est là, elle vient d’arriver. Nous sommes en train de servir les gens. Mais comme la population commence à s’inquiéter, nous faisons de notre mieux pour les aider. Chez nous, tout va bien, il n’y a pas de problème de carburant », a-t-il insisté.
Des usagers confrontés à des difficultés
Malgré ces assurances, certains conducteurs disent éprouver des difficultés. Amadou Bah, conducteur de moto rencontré sur les lieux, affirme avoir dû parcourir plusieurs stations avant de trouver du carburant disponible.
Comme lui, de nombreux usagers redoutent une éventuelle flambée des prix ou une rupture soudaine, ce qui explique la ruée observée depuis 24 heures.
Appel au calme
Face à la situation, Aly Badra Camara appelle à la sérénité.


En attendant une communication officielle des autorités compétentes, la situation semble davantage liée à un phénomène de précaution collective qu’à une réelle pénurie. Toutefois, si l’affluence se maintient, elle pourrait exercer une pression temporaire sur les stocks disponibles dans certaines stations de la capitale.
MOHAMED JUNIOR pour etoileguinee.com

















