Que la représentation nationale ne soit pour nous, qu’un honneur, mais tout d’abord, un devoir comme nous l’inspire la vision de notre leader éclairé S.E Monsieur le Président de la République Président Mamadi Doumbouya
Dans toute démocratie digne de ce nom, devenir député n’est ni un privilège automatique, ni un simple acte de volonté personnelle. C’est un droit encadré par des règles précises, destinées à protéger la République, garantir l’équité entre les candidats et préserver l’intégrité de l’Assemblée nationale.
Les dispositions de l’article 157 et suivant, du nouveau #Code_Electoral sont claires, tout citoyen guinéen peut aspirer à la députation, à condition de remplir quatre critères essentiels :
1-Être de nationalité guinéenne ;
2-Être âgé de 21 ans au minimum et de 80 ans au maximum ;
3-Jouir de ses droits civils et politiques ;
4-Être présenté par un parti politique légalement constitué ou se porter candidat indépendant avec le parrainage requis.
Ce cadre juridique marque une ouverture démocratique.
À 21 ans déjà, les jeunes peuvent entrer au Parlement. Aussi, le système permet aux indépendants de se présenter. Autrement dit, la représentation nationale n’est plus réservée qu’aux seules élites politiques.
Cependant, cette ouverture reste fortement encadrée par des exigences.
À noter que certains de nos concitoyens pourront être élus députés. Pour moi, cela n’est point une exclusion sociale, plutôt une protection institutionnelle.
Sont donc inéligibles :
–Tous guinéens frappés d’incapacité civile ;
-Ceux ayant fait l’objet de condamnations définitives graves (sauf réhabilitation) ;
-Certaines autorités administratives ou militaires, sauf démission préalable.
Pourquoi ?
Parce qu’un député ne doit pas être sous influence, ni profiter d’une position d’autorité pour orienter le vote des citoyens.
De même aucun préfet, gouverneur ou un magistrat en fonction ne peut concourir sans quitter son poste. Je pense que cela est relatif à une question d’équité et de neutralité.
Mieux, une fois élu, le député doit se consacrer pleinement à son mandat. C’est la raison pour laquelle il a été légiféré que le mandat parlementaire est incompatible avec :
–Toute fonction publique non élective,
-Tout poste de direction dans les entreprises publiques,
-Toutes fonctions susceptibles de créer un conflit d’intérêts avec l’État. Cette disposition vise un objectif fondamental : éviter que le député soit juge et partie. On ne peut légiférer sur les finances publiques tout en dirigeant une entreprise dépendant de l’État. On ne peut contrôler l’action gouvernementale tout en étant lié financièrement à une institution étrangère.
Être député, ce n’est pas seulement représenter une circonscription. C’est participer à l’élaboration de la loi, contrôler l’action du Gouvernement et incarner la souveraineté populaire. Ceci dit que la fonction parlementaire exige indépendance, intégrité et disponibilité.
Le Code Électorale ouvre la porte à tous les citoyens guinéens remplissant ces critères susmentionnés, mais il ferme la porte aux conflits d’intérêts, aux abus de pouvoir et aux situations susceptibles d’affaiblir la crédibilité de l’institution, notre GMD – Bâtir Ensemble s’inscrit dans cet élan.
Comprendre ces règles qui précèdent, c’est comprendre que la démocratie que nous voulons pour notre Guinée, notre paradis, ne se résume pas au vote : qu’elle repose surtout sur la qualité et la moralité de nous autres qui aspirons solliciter la confiance du peuple de Guinée
Par M. Yatigna Mansare, Directeur Adjoint du Directoire Régional de Campagne de la GMD dans le Grand Conakry Chargé de la formation et des Opérations


















