Le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a procédé au lancement officiel de l’opération de nettoyage et de curage des caniveaux dans le Grand Conakry. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions préventives engagées par le gouvernement à l’approche de la saison des pluies.
Les travaux ont démarré au rond-point de Kénien, où les équipes ont procédé au curage des caniveaux obstrués par des ordures et des eaux de ruissellement. Après cette première étape, la délégation ministérielle s’est rendue à Bambéto où les mêmes opérations de nettoyage se sont poursuivies.
À l’issue de cette tournée, le ministre Aboubacar Camara s’est exprimé devant les journalistes mobilisés pour la circonstance. Dans son intervention, il a tenu à préciser que cette opération ne marque pas le début des actions d’assainissement engagées sur le terrain.
« Ce soir, ce n’est pas un lancement d’une activité de curage de caniveau. Parce que depuis pratiquement trois semaines, le gouvernement et l’ensemble des acteurs travaillent en prélude de la saison des pluies »
Le ministre a également souligné les efforts déjà fournis dans plusieurs zones de la capitale avant d’interpeller les médias sur leur rôle dans la sensibilisation des populations.
« Tout ce que nous vous demandons, dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité, c’est un appui. C’est la conscientisation de nos populations. »
Selon lui, l’insalubrité observée dans plusieurs quartiers du pays est le résultat de comportements installés depuis plusieurs années.
« Ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui avec l’insalubrité, ça ne date pas d’aujourd’hui. Ce sont des comportements qui ont été tolérés, banalisés pendant de nombreuses années. »
Aboubacar Camara a insisté sur la nécessité d’un changement de comportement collectif, estimant que le problème de l’assainissement dépasse largement les aspects techniques et financiers.
« Il y a l’aspect technique, il y a l’aspect économique, financier, mais aussi l’aspect civisme. »
Le patron du département de l’Assainissement a également rappelé que la propreté d’un pays constitue un indicateur important de son image à l’international.
« L’assainissement, c’est le miroir diplomatique d’un pays. Quand un étranger arrive de l’aéroport à l’hôtel, les premières observations, c’est la salubrité qu’ils observent. »
Face à la persistance des dépôts d’ordures dans les caniveaux et sur les voies publiques, le ministre a lancé un appel pressant à l’implication des citoyens, des chefs de quartiers, des leaders communautaires ainsi que des médias.
« Ce ne sont pas des diables qui viennent déposer les ordures dans les caniveaux. Ce sont des citoyens. Donc aidez-nous à sensibiliser. »
Pour lui, la réussite de cette campagne dépend avant tout de l’engagement collectif et du changement des habitudes quotidiennes.
« Financièrement, l’État fait ce qu’il peut. Mais dans les comportements de tous les jours, si nous ne changeons pas, c’est à nos risques et périls. »
Le ministre a enfin invité les populations à accompagner les autorités dans cette lutte contre l’insalubrité afin de garantir un cadre de vie plus sain aux citoyens.
« Mettons-nous au travail. Et peut-être dans six mois, dans une année, on se retrouvera pour faire le bilan des actions que nous avons entreprises. »
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