Le procès opposant l’État guinéen à l’ancien ministre des Télécommunications, Oyé Guilavogui, a franchi une étape décisive ce mercredi 1er avril 2026 avec l’ouverture des plaidoiries et réquisitions. Poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, le prévenu n’est finalement mis en cause par le ministère public que pour les faits de détournement.
Le procureur Ousmane Sanoh a indiqué ne disposer d’aucune preuve concernant les accusations d’enrichissement illicite et de blanchiment. En revanche, il estime établi le détournement de fonds publics, évoquant plusieurs montants gérés par l’ancien ministre dans différents départements, notamment 12 millions de dollars liés à la relance de la SOTELGUI, 46 milliards de francs guinéens du fonds forestier et 68 milliards destinés aux permis biométriques.
Au regard de ces faits, le parquet a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 50 milliards de francs guinéens. Il a également demandé à la Cour, présidée par Yagouba Conté, de décerner un mandat d’arrêt contre Oyé Guilavogui. Le verdict est attendu le 29 avril 2026.
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