La sanction est tombée et elle se veut exemplaire. L’AS Kaloum paie le prix fort après les actes de vandalisme survenus lors du match de clôture de la 17e journée du championnat face au Hafia FC, disputé au stade Petit Sory de Nongo.
Ce jour-là, l’enceinte sportive s’est transformée en théâtre de débordements. Des sièges arrachés, des installations endommagées, et une sécurité mise à rude épreuve pour les spectateurs comme pour les officiels. Une fin de rencontre chaotique qui a terni l’image du football guinéen.
Après enquête, la commission des normes, éthique et discipline de la Ligue guinéenne de football professionnel a rendu son verdict.
Les décisions sont sévères :
Quatre matchs à domicile à huis clos
Interdiction de déplacement des supporters jusqu’à la fin de la saison
Amende de 16 millions de francs guinéens pour interruption du match
Remboursement total des dégâts causés au stade
Le montant des dommages est estimé à 178 millions de francs guinéens, dont 175 millions pour les sièges détruits et 3 millions pour les grillages endommagés. Une facture salée qui souligne l’ampleur des dégâts.
À travers ces mesures, les instances dirigeantes entendent restaurer l’ordre et la discipline dans les stades guinéens. Le message est clair : la violence ne sera plus tolérée.
Reste désormais à savoir si ces sanctions suffiront à freiner durablement les débordements dans les enceintes sportives du pays. Car au-delà des amendes et des huis clos, c’est toute la culture du fair-play qui est interpellée.
Le football doit rester une fête. Un stade ne doit jamais devenir un lieu de peur, mais demeurer un espace de passion, de partage et de respect.
Mohamed Bangus Bangoura pour etoileguinee.com

















