Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) a exprimé, ce samedi 25 avril, de vives préoccupations face au processus électoral en cours. Dans une déclaration, son président Abdoulaye Yero Baldé a dénoncé une série d’irrégularités qu’il juge de nature à compromettre la transparence du scrutin.
Parmi les principaux griefs évoqués figure la fixation des conditions financières d’accès aux élections. « Les conditions financières de participation aux élections ont été fixées de manière unilatérale par les autorités compétentes, sans concertation avec les acteurs politiques », a-t-il déclaré.
Le président du FRONDEG rappelle que, « aux termes des articles 275 et 276 du Code électoral, la fixation des cautions électorales doit résulter d’un processus délibératif ; elle doit être précédée de l’avis d’une commission financière pluraliste ». Une exigence qu’il considère comme « une garantie essentielle de transparence, d’inclusivité et d’équilibre », mais qui, selon lui, « n’a manifestement pas été respectée ».
Autre point de contestation : le refus d’encaissement des cautions dans certaines circonscriptions. « Des représentants dûment mandatés du FRONDEG se sont vu refuser l’encaissement de leurs cautions par les services du Trésor public, au motif d’un prétendu dépassement de délai », a-t-il expliqué.
Il souligne également que « le récépissé de paiement de la caution constitue une pièce essentielle du dossier de candidature » et rappelle qu’« en cas d’irrégularité ou d’insuffisance, la législation électorale prévoit expressément la possibilité de régulariser le dossier dans un délai déterminé ».
Face à cette situation, Abdoulaye Yero Baldé estime que « l’accumulation, la répétition et la convergence des irrégularités relevées ne sauraient être analysées comme de simples incidents isolés ». Selon lui, elles « révèlent, au contraire, des dysfonctionnements structurels graves, susceptibles d’altérer substantiellement la transparence et la sincérité du processus électoral ».
« Une élection dont la phase préparatoire est entachée de violations répétées des règles de droit ne peut, en l’état, garantir l’expression libre, sincère et authentique de la volonté populaire », a-t-il insisté.
Le FRONDEG appelle ainsi « solennellement les autorités compétentes à rétablir la légalité du processus électoral, garantir l’égalité de traitement de l’ensemble des candidats et assurer la transparence et la crédibilité des opérations électorales ».
Le parti prévient enfin que « à défaut de correction diligente de ces irrégularités », il « se réserve le droit de tirer toutes les conséquences politiques qui s’imposent, y compris son retrait du processus électoral en cours ».
En guise d’interpellation, le président du FRONDEG pose une question de fond : « Sur quel fondement juridique, politique et moral peut-on prétendre organiser l’État, si les règles qui le structurent sont elles-mêmes violées ? »
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