À l’occasion d’une conférence de presse animée ce vendredi 28 août 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a présenté son rapport général sur la régulation de la couverture médiatique des dernières élections en Guinée.
Le document porte notamment sur la couverture médiatique de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, ainsi que sur celle des élections législatives et communales du 31 mai 2025.
Au cours de cette rencontre avec la presse, la HAC a également fait le point sur les préparatifs de la 12ᵉ Assemblée générale de la Plateforme des Régulateurs de l’Audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée (PRA-UEMOA-Guinée).
Prenant la parole, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, s’est particulièrement exprimé sur la multiplication des médias en Guinée. Selon lui, après l’assainissement engagé au niveau des journalistes, il est désormais nécessaire de s’intéresser aux organes de presse eux-mêmes.
« Vous avez contribué grandement, largement, au maintien de la paix dans le pays. Qu’on vous le reconnaisse ou pas, c’est un mérite pour vous. Vous avez démontré que la presse, quand elle le veut, est un facteur de paix et, quand elle ne le veut pas, un facteur de déstabilisation », a déclaré le président de la HAC.
Boubacar Yacine Diallo a, par ailleurs, invité les professionnels des médias à accompagner l’institution dans cette nouvelle dynamique.
« Je voudrais donc vous inviter à accompagner la HAC dans cette dynamique d’assainissement. Les rangs des journalistes ont été assainis. Il nous reste le rang des médias », a-t-il indiqué.
Pour le président de la HAC, de nombreux médias voient le jour quotidiennement sans se conformer aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
« Les médias se créent tous les jours dans des conditions illicites, qui violent les règles. Il y a beaucoup de jeunes… c’est parce qu’ils ne connaissent pas. Ils veulent vraiment être des journalistes, ils ne veulent pas quitter le milieu, nous les comprenons. Ils veulent aussi entreprendre », a-t-il expliqué.
Le président de la HAC estime toutefois que cette volonté d’entreprendre dans le secteur des médias doit être encouragée, à condition qu’elle s’inscrive dans le strict respect de la réglementation.
« À notre époque, nous avions peur d’être entrepreneurs. À votre époque, c’est l’inverse. Chacun veut être son propre patron. Et cela, personne ne devrait le refuser. On devrait plutôt l’encourager, mais à condition que la réglementation soit respectée. C’est tout ce qu’on demande », a-t-il conclu.
À travers cette sortie, la HAC entend ainsi poursuivre son processus de régulation du secteur médiatique, tout en appelant les professionnels à davantage de responsabilité et au respect du cadre légal.
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